L'Europe réglemente désormais la résilience physique et organisationnelle de ses infrastructures critiques, et non plus seulement leur cybersécurité. La directive CER est associée à la norme NIS2 au niveau européen, et le dispositif KRITIS allemand illustre sa mise en œuvre nationale. Voici l'architecture, le calendrier et les responsabilités.
La directive relative à la résilience des entités critiques (directive (UE) 2022/2557) constitue le régime de l'UE pour la résilience physique et organisationnelle des entités critiques. En vigueur depuis le 16 janvier 2023 et applicable à compter du 18 octobre 2024, elle impose aux États membres d'adopter des stratégies nationales de résilience, à présenter avant le 17 janvier 2026, et d'identifier leurs entités critiques avant le 17 juillet 2026, dans onze secteurs, dont l'énergie, les transports, la banque, la santé, l'eau et les infrastructures numériques. Les entités identifiées doivent évaluer leurs risques, prendre des mesures de résilience techniques et organisationnelles, signaler les incidents importants et, le cas échéant, effectuer des vérifications d'antécédents.
CER est délibérément le pendant de NIS2 : l’un traite de la dimension physique et organisationnelle d’une entité critique, l’autre de sa dimension cybernétique, et les deux sont conçus pour fonctionner de manière coordonnée au sein des mêmes organisations. Concrètement, pour les dirigeants, la résilience est désormais perçue comme une obligation de gouvernance assortie d’un contrôle, et non plus comme une simple mesure opérationnelle.
KRITIS est l'expression nationale allemande, établie de longue date, de ce même principe. En vertu de la loi BSI, les exploitants d'infrastructures critiques dépassant les seuils de la réglementation KRITIS doivent mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles de pointe, en prouver l'efficacité auprès de l'Office fédéral tous les deux ans et signaler les incidents significatifs. L'Allemagne étend ce régime de la cybersécurité à la résilience physique face à tous les risques grâce à la loi-cadre KRITIS, transposant la réglementation CER. Conjuguée à la loi suisse sur la (ISG) et à la loi autrichienne sur la sécurité des réseaux et de l'information, cette réglementation constitue le cadre de référence pour nos clients de la région DACH.
Il s'agit de deux directives jumelles s'appliquant aux mêmes organisations critiques : la directive CER régit la résilience physique et organisationnelle face à tous les risques, tandis que la directive NIS2 régit la cybersécurité et le signalement des incidents. Une entité critique identifiée doit pouvoir répondre aux deux, grâce à une capacité unique et cohérente plutôt qu'à deux programmes distincts.
Onze : énergie, transports, banque, infrastructure des marchés financiers, santé, eau potable, eaux usées, infrastructure numérique, administration publique, espace, et production et distribution alimentaires.
Les États membres doivent identifier leurs entités critiques d'ici le 17 juillet 2026, sur la base des stratégies nationales attendues pour le 17 janvier 2026. Les organisations des onze secteurs ne doivent pas attendre la lettre : les obligations sont prévisibles et le développement des capacités prend plus de temps que ne le permet l'échéance.
Le régime allemand établi pour les infrastructures critiques, en vertu de la loi BSI, impose aux opérateurs dépassant les seuils réglementaires KRITIS de mettre en œuvre des mesures de pointe, d'en apporter la preuve au BSI tous les deux ans et de signaler les incidents. L'Allemagne étend ce régime de la cybersécurité à la résilience physique grâce à la loi-cadre KRITIS, actuellement en projet, qui transpose le CER.
Pas directement, car la Suisse n'est pas un État membre de l'UE, mais les opérateurs suisses d'infrastructures critiques assument des obligations similaires en matière d'ISG, et les groupes suisses ayant des activités dans l'UE sont fréquemment concernés par les réglementations CER et NIS2 via leurs filiales. Consultez notre note d'information sur l'ISG suisse.
La structure au-dessus des plans : risques, continuité, crise, cybersécurité et personnel sur une base de gouvernance unique, conformément à la norme ISO 22316.
De la détermination du champ d’application aux mesures de l’article 21 et à la préparation au reporting 24 heures sur 24 en vertu de la directive (UE) 2022/2555.
Doctrine, structures et communications qui contiennent le pic et raccourcissent la récupération, ancrées dans la norme ISO 22361.
Stratégie, plans et validation alignés sur la norme BIA et ISO 22301 : un programme de continuité conçu pour résister à une véritable perturbation.
Exercices sur table, fonctionnels, cybernétiques et à grande échelle qui prouvent les plans et attestent de la conformité aux normes ISO 22301, NIS2 et DORA.
Au-delà de la prévention : la capacité de résister, de réagir et de se rétablir tout en maintenant les services essentiels en fonctionnement.
Les risques hérités des fournisseurs et des plateformes partagées : cartographiés, assurés, contractuels et exercés, conformément aux normes ISO 28000, NIS2 et DORA.
Le cadre de résilience aéroportuaire : cinq domaines comme un seul modèle opérationnel à travers l'aérodrome, alimenté par le moteur 7A, dans les éditions aviation commerciale, fret et affaires.
De l'univers des risques au risque maîtrisé : identification, évaluation tenant compte du stress, traitement adapté et surveillance en temps réel.
Les cinq piliers du règlement (UE) 2022/2554 mis en œuvre pour les entités financières et leurs fournisseurs de services TIC critiques.
Confidentialité, intégrité et disponibilité protégées par un système de gestion de la sécurité de l'information (SGSI) évolutif, conforme à la norme ISO 27001.
Notre modèle opérationnel exclusif axé sur la décision : l’exposition et la confiance dans la décision sont mesurées séparément pour le conseil d’administration.
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