La loi sur la sécurité de l'information oblige les exploitants d'infrastructures critiques, notamment les entreprises de transport, à signaler les cyberattaques à l'autorité fédérale dans les 24 heures suivant leur découverte, sous peine de sanctions financières. Voici ce que prévoit la loi et comment s'y préparer.
La loi fédérale suisse sur la sécurité de l'information (Loi fédérale sur la sécurité de l'information, LSI, SR 128) est la loi-cadre suisse relative à la sécurité de l'information dans la sphère fédérale et à la protection des infrastructures critiques. Entrée en vigueur le 1er janvier 2024, elle a instauré, par ses dispositions relatives à la cybersécurité, une obligation légale pour les exploitants d'infrastructures critiques de signaler les cyberattaques à l'Office fédéral de la cybersécurité (AFC) dans les vingt-quatre heures suivant leur découverte, obligation applicable depuis le 1er avril 2025.
Le mécanisme est précis. Le délai commence à courir dès la découverte de l'attaque, et non dès qu'elle est comprise. Le signalement initial est effectué via le Centre de cybersécurité, et l'opérateur dispose ensuite de quatorze jours pour le compléter à mesure que la situation se précise. À compter du 1er octobre 2025, le non-respect de cette obligation est passible d'amendes pouvant atteindre 100 000 CHF. Le champ d'application concerne tous les opérateurs dont dépend le pays, notamment les entreprises de transport, ce qui place les aéroports, les compagnies ferroviaires et les opérateurs logistiques directement concernés.
La dure réalité concernant le délai de 24 heures est qu'aucune organisation ne le respecte pour la première fois lors d'une véritable crise. Le respecter exige un système de détection efficace, une procédure d'escalade éprouvée, une définition claire des responsabilités et des pouvoirs de chacun, ainsi qu'une structure de gestion de crise capable de fournir une première image précise pendant que la réponse technique est encore en cours. L'obligation de signalement constitue, en fait, un test légal de votre capacité à gérer les incidents.
Les exploitants d'infrastructures critiques, tous secteurs confondus (énergie, transports, eau, santé, finance et administration publique, y compris les entreprises de transport), sont concernés. Si la défaillance de votre organisation aurait des conséquences pour la Suisse, il est conseillé de vérifier votre périmètre d'intervention.
Toute cyberattaque visant une infrastructure critique doit être signalée à l'Office fédéral de la cybersécurité dans les vingt-quatre heures suivant sa découverte, via le Centre de cybersécurité, le rapport devant être complété dans un délai de quatorze jours à mesure que les détails se précisent.
À compter du 1er octobre 2025, le non-respect de la réglementation sera passible d'amendes pouvant atteindre 100 000 CHF, ainsi que de conséquences en matière de surveillance et de réputation liées au manque de préparation face à l'autorité fédérale.
Il s'agit de régimes parallèles : le régime ISG encadre les opérateurs d'infrastructures critiques suisses sur le territoire national, tandis que le régime NIS2 s'applique aux entités essentielles et importantes au sein de l'UE. Les groupes suisses ayant des activités ou des clients dans l'UE sont souvent soumis aux deux régimes et devraient mettre en place un dispositif de gestion des incidents unique, compatible avec les deux systèmes.
Oui : notre note d'information en allemand sur la loi relative à la information (Informationsicherheitsgesetz) couvre le même sujet pour les lecteurs suisses.
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De la détermination du champ d’application aux mesures de l’article 21 et à la préparation au reporting 24 heures sur 24 en vertu de la directive (UE) 2022/2555.
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